Jimmy Page
Jimmy Page
Avant de fonder Led Zeppelin en 1968, Jimmy Page était déjà l’un des guitaristes de session les plus demandés de Londres, jouant sur d’innombrables enregistrements des années 60 avant de rejoindre les Yardbirds. Cette expérience de studio fera de lui un architecte du son autant qu’un guitariste.
Avec Led Zeppelin, il bâtit l’un des catalogues les plus influents du rock, mêlant blues électrifié, folk celtique et puissance brute. Producteur de tous les albums du groupe, il pense la guitare comme un orchestre.
Le jeu : style et technique
Page est le maître du riff monumental — Whole Lotta Love, Black Dog, Kashmir — construits sur des cellules rythmiques implacables. Son jeu mêle précision blues, ouvertures d’accordage (DADGAD, open G) héritées du folk, et une approche orchestrale des superpositions de guitares.
Moins porté sur la vélocité que sur l’architecture, il privilégie la tension, les nuances de dynamique et l’usage théâtral de l’archet sur les cordes, signature scénique autant que sonore.
Matériel & son
Le rig emblématique
- Guitares : Gibson Les Paul « Number One », Gibson EDS-1275 double manche, Fender Telecaster (premiers albums)
- Amplis : Marshall, Supro, Vox
- Effets : Theremin, archet de violon, écho Echoplex
- Accordages : DADGAD, open G, open A
La Telecaster offerte par Jeff Beck signe le solo de Stairway to Heaven et les premiers riffs ; la Les Paul définit ensuite le gros son Zeppelin. Page fut pionnier de la prise de son à distance (« distance makes depth »), plaçant les micros loin de l’ampli pour capter l’ambiance de la pièce.
Sa production fait de la batterie de Bonham et de la guitare un même bloc sonore, organique et massif.
Albums & morceaux clés
Led Zeppelin IV (1971) reste le sommet, mais Physical Graffiti (1975), Led Zeppelin II (1969) et Houses of the Holy (1973) sont incontournables.