Howlin’ Wolf
Howlin’ Wolf
Avec sa voix caverneuse et sa présence imposante, Howlin’ Wolf (Chester Burnett) est l’une des forces de la nature du blues de Chicago. Rival amical de Muddy Waters chez Chess, il incarne le blues le plus brut et le plus puissant.
Si sa voix reste sa signature, ses enregistrements — portés par le guitariste Hubert Sumlin — comptent parmi les plus influents du genre, repris par les Rolling Stones, Led Zeppelin et tant d’autres.
Le jeu : style et technique
Howlin’ Wolf jouait de la guitare et de l’harmonica, mais c’est surtout le tandem qu’il formait avec son guitariste Hubert Sumlin qui a marqué l’histoire : des riffs anguleux, nerveux, parfois dissonants, d’une originalité totale.
Le son du groupe Wolf est rugueux, primal, électrique, posant les bases de l’esthétique hard rock à venir. Les riffs de Sumlin sur ses morceaux sont étudiés comme des modèles.
Matériel & son
Le rig emblématique
- Guitares : Kay, Epiphone (Wolf) ; guitares électriques pour Hubert Sumlin
- Amplis : amplis Chicago à lampes saturés
- Instruments : guitare, harmonica, voix
- Signature : riffs angulaires de Hubert Sumlin
Le son Wolf, c’est l’électricité brute de Chicago : guitares saturées, harmonica puissant et une voix qui semble surgir des entrailles de la terre. Les riffs de Sumlin, secs et tranchants, anticipent le hard rock.
Albums & morceaux clés
Moanin’ in the Moonlight (1959) et Howlin’ Wolf (1962, le « rocking chair album »).