T-Bone Walker
T-Bone Walker
Pionnier absolu, T-Bone Walker fut l’un des tout premiers à brancher sa guitare et à faire du blues électrique un art soliste. Dès les années 40, il définit un vocabulaire que B.B. King, Chuck Berry et tant d’autres reprendront.
Showman accompli — il jouait de la guitare derrière la tête ou en grand écart bien avant Hendrix —, il a aussi inventé une grande partie du langage harmonique du blues électrique moderne.
Le jeu : style et technique
Walker introduit les accords de neuvième, les phrasés jazzy et un sens du swing hérité des big bands dans le blues. Son jeu fluide, sophistiqué et plein d’élégance pose les fondations du blues urbain d’après-guerre.
Ses lignes solistes, mêlant blues et jazz, et son usage précurseur de la guitare électrique comme voix principale font de lui un innovateur décisif.
Matériel & son
Le rig emblématique
- Guitare : Gibson ES-250, ES-5, guitares électriques à corps creux
- Amplis : amplis à lampes des années 40-50
- Style : blues électrique jazzy, accords de neuvième
- Influence : fondateur du blues électrique soliste
Le son de Walker, c’est une guitare à corps creux électrifiée, chaude et ronde, au service d’un phrasé jazzy. Une sonorité raffinée qui tranche avec la rudesse du Delta blues.
Albums & morceaux clés
T-Bone Blues (1959) est la compilation de référence, avec le classique Call It Stormy Monday.