Eric Clapton
Eric Clapton
Surnommé « Slowhand », Eric Clapton a traversé toutes les mutations du rock anglais : les Yardbirds, John Mayall’s Bluesbreakers, Cream, Blind Faith, Derek and the Dominos, puis une longue carrière solo. Peu de guitaristes incarnent autant le pont entre blues américain et rock britannique.
Disciple revendiqué de Robert Johnson et de B.B. King, il a popularisé le blues auprès du grand public rock tout en gardant une réputation de puriste de l’instrument.
Le jeu : style et technique
Le jeu de Clapton repose sur le phrasé : un vibrato vocal, des bends parfaitement intonés, une économie de notes au service de l’émotion. Sa période Bluesbreakers définit le « son woman tone » saturé mais chantant.
Avec Cream, il pousse l’improvisation rock vers des sommets ; en solo, il affine un classicisme blues d’une lisibilité exemplaire, modèle pour des générations d’élèves.
Matériel & son
Le rig emblématique
- Guitares : Gibson Les Paul (période Bluesbreakers), Gibson SG « The Fool », Fender Stratocaster « Blackie » et « Brownie »
- Amplis : Marshall JTM45, Fender
- Effets : wah-wah (période Cream), peu d’effets en solo
- Signature : Fender Stratocaster Eric Clapton avec préampli actif
Le passage de la Les Paul à la Stratocaster au début des années 70 marque un tournant : son plus clair, plus nerveux, qui devient sa signature pour le reste de sa carrière. « Blackie », assemblée à partir de plusieurs Strat des années 50, est sa guitare-totem.
Albums & morceaux clés
Blues Breakers with Eric Clapton (1966), Disraeli Gears (Cream, 1967), Layla and Other Assorted Love Songs (1970) et 461 Ocean Boulevard (1974).